
L’éditeur sénégalais Babacar Ndiaye a annoncé la publication du recueil de poésie Une rue du Caire du poète Ashraf Aboul-Yazid, en langue française, aux Éditions Senegal Njaay, exprimant sa gratitude à la poète tunisienne Arwa Ben Dhia, qui a proposé l’ouvrage pour publication auprès de la maison.
Dans un message officiel, l’éditeur a exprimé sa reconnaissance pour cette proposition, soulignant que la maison d’édition apprécie la confiance qui lui est accordée en lui confiant les œuvres du poète égyptien distingué Ashraf Aboul-Yazid. Il a expliqué que le comité de lecture a reçu le manuscrit avec un grand enthousiasme et l’a officiellement approuvé après examen. Il a ajouté que la puissance poétique des textes — reflétée dans la préface d’Arwa Ben Dhia et dans la traduction réalisée par la fille du poète — correspond parfaitement à la vision éditoriale de la maison, qui cherche à promouvoir des voix poétiques remarquables dans l’espace francophone. Il a également confirmé que la maison présentera et promouvra cette œuvre marquante lors de prochains événements littéraires, notamment au Salon du Livre Africain de Paris, où le recueil sera présenté comme un pont poétique entre les cultures arabe, africaine et française.
La poète Arwa Ben Dhia estime que les poèmes allient densité et transparence, évoquant les thèmes de l’exil et de la nostalgie, tout en critiquant la guerre et le fanatisme, et en célébrant l’amour dans des poèmes tels que Soixante lettres d’amour pour elle. Elle conclut que la lecture de Une rue du Caire ressemble à une promenade dans une rue égyptienne où la rudesse et la beauté coexistent, et où les sons de la ville se transforment en une musique poétique qui unit les gens malgré les distances.
Le 13 avril, les résultats de la première étape du Prix International de l’Invention Poétique 2025 ont été annoncés. Dans cette quatrième édition, le comité de lecture a sélectionné treize recueils de poésie en français et six en créole parmi un total de 135 recueils soumis — 110 en français et 25 en créole. Parmi les œuvres présélectionnées figurait Une rue du Caire du poète égyptien Ashraf Aboul-Yazid, une sélection de poèmes traduits en français par sa fille Hoda Ashraf, étudiante à la Faculté d’Archéologie de l’Université du Caire. La nomination de ce recueil marque un moment notable pour la littérature arabe traduite, inscrivant la poésie égyptienne contemporaine dans le dialogue littéraire francophone et confirmant la présence de voix arabes dans les compétitions internationales qui cherchent à renouveler l’expression poétique et à mettre en lumière ses horizons humains.

La traduction française représente la onzième étape linguistique dans le parcours international de l’anthologie Une rue du Caire. Le livre comprend des poèmes choisis parmi six recueils du poète publiés entre 1989 et 2024 : Le Murmure de la mer, Coquillages, Mémoire du silence, Au-dessus du chemin de la mort, Mémoire des papillons et Poèmes. Ces sélections ont été publiées dans des éditions indépendantes sur quatre continents et dans plusieurs langues, dont l’espagnol, l’allemand, le turc, le sindhi, le persan, l’ourdou, le serbe, le russe, le malayalam et l’anglais. Avec la publication de l’édition française, ce projet poétique multilingue devient un témoignage supplémentaire de la capacité de la poésie à franchir les frontières culturelles. Chaque traduction ne se contente pas de transmettre des mots ; elle recrée l’expérience poétique dans un nouveau contexte linguistique, faisant de ce recueil une véritable carte littéraire où les cultures se croisent — du Caire à l’Asie, à l’Europe, à l’Afrique et aux Amériques — permettant aux lecteurs de découvrir une résonance humaine commune qui dépasse les différences linguistiques.
Le poète et écrivain égyptien Ashraf Aboul-Yazid est considéré comme l’une des voix littéraires arabes contemporaines les plus importantes. Son œuvre combine poésie, fiction, journalisme culturel et littérature de voyage. Il a publié de nombreux recueils de poésie, des volumes de nouvelles et des ouvrages critiques, et a participé à des festivals littéraires internationaux tout en contribuant à faire connaître la littérature arabe à des lecteurs de différentes cultures. Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs prix et distinctions, notamment le Grand Prix Manhae de Littérature en Corée du Sud, le Prix du Journalisme Arabe aux Émirats arabes unis, la Médaille d’or du Festival Littéraire Eurasiatique en Turquie, le Prix Culturel Sawiris en Égypte, ainsi que la Médaille de l’Organisation mondiale des écrivains en Russie pour la traduction. Son nom est également associé à des projets de dialogue interculturel, notamment en tant que rédacteur en chef du magazine culturel international The Silk Road Today, consacré au dialogue entre les civilisations. Ses œuvres littéraires ont été traduites en plusieurs langues et ont fait l’objet d’études universitaires, permettant à sa poésie d’atteindre un large lectorat au-delà du monde arabe. Dans ses poèmes, les réflexions philosophiques se mêlent aux détails de la vie quotidienne, tandis que le lieu, la mémoire, l’exil et la condition humaine apparaissent comme des thèmes centraux reflétant la vision d’un poète qui regarde le monde avec les yeux d’un voyageur en quête de sens.
Le recueil Une rue du Caire devrait également participer au Salon du Livre Africain de Paris, un événement culturel majeur destiné à promouvoir la littérature africaine et francophone au cœur de la capitale française. Selon l’éditeur, le voyage du livre commence à Dakar, où il paraît cette semaine aux Éditions Senegal Njaay, avant de se rendre à Paris, où il sera présenté dans le cadre du programme du salon réunissant éditeurs, écrivains et traducteurs venus du monde entier. Cette participation représente une nouvelle étape dans le parcours international du recueil, lui offrant l’opportunité de rencontrer de nouveaux lecteurs et de présenter la poésie arabe dans un contexte culturel africain et francophone.
Ainsi, le livre poursuit son voyage symbolique — d’une rue animée du Caire vers les espaces littéraires du monde — affirmant que la poésie peut voyager au-delà de la géographie et qu’un mot sincère peut relier les villes, les langues et les cultures.


La poète Arwa Ben Dhia estime que les poèmes allient densité et transparence, évoquant les thèmes de l’exil et de la nostalgie, tout en critiquant la guerre et le fanatisme, et en célébrant l’amour dans des poèmes tels que Soixante lettres d’amour pour elle. Elle conclut que la lecture de Une rue du Caire ressemble à une promenade dans une rue égyptienne où la rudesse et la beauté coexistent, et où les sons de la ville se transforment en une musique poétique qui unit les gens malgré les distances.


